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4 phrases à éliminer de ton registre de parent bienveillant

parent bienveillant qui tient son enfant dans ses bras

Il y a de ces petites phrases qui sont presque ancrées dans la culture populaire et on ne remarque même plus. Pourtant, elles peuvent nuire au lien d’attachement que tu crées avec ton enfant. En tant que parent bienveillant, tu veux choisir les outils et les stratégies qui résonnent avec tes valeurs. En voici quelques unes pour soutenir ta réflexion.

«Arrête de brailler pour rien.»

Quand un enfant pleure, il exprime un besoin, et ça, ce n’est pas rien. Peut-être qu’il a besoin de réconfort, d’amour, de manger, de dormir, etc. Quand tu dis cette petite phrase, tu invalides son émotion. Ce qui pourrait avoir comme résultat d’augmenter la crise ou l’émotion ou encore que ton enfant se renferme et étouffe son émotion.

Imagine que tu es une femme en plein SPM*. Tu ris de bon cœur et la minute d’après, tu as le goût de pleurer en regardant ta série préférée et en mangeant de la crème glacée parce que tes enfants t’ont dit qu’ils n’aimaient pas le souper.

Maintenant, imagine que ton ou ta partenaire te dit « Voyons, arrête de brailler pour rien. »

Déclenchement imminent de la troisième Guerre mondiale.

Tu te transformes en un mélange épeurant de Chucky et l’Exorciste et tu as le goût d’extérioriser ta colère en cassant les assiettes du souper « tellement immonde » que tu viens de cuisiner.

Ok, arrête d’imaginer. Ça peut devenir traumatisant assez rapidement!

Avec ton enfant, c’est pareil! (Pas Chucky franchement… la réaction!)

Dans ton cœur d’adulte bienveillant, laisse tomber le jugement : ce n’est pas à toi de décider si ton enfant a une bonne raison de pleurer ou non. C’est à lui. Ton rôle, c’est de l’accompagner à accueillir cette émotion désagréable et à mettre le doigt sur son besoin.

«Je vais le casser.»

Là je ne parle pas des assiettes dans l’exemple précédent. Non. Certaines personnes pensent qu’elles vont avoir plus d’autorité sur un enfant en leur démontrant leur supériorité de manière violente (physique et/ou verbe) et agressive.

Choisir des interventions hostiles auprès d’un enfant, c’est surtout augmenter son opposition, son anxiété, son sentiment de rejet, son humiliation et j’en passe.

Si tu te trouves auprès d’un enfant qui démontre beaucoup d’opposition et de comportements dérangeants, rappelle-toi que ce sont souvent ces petits cœurs qui ont ENCORE PLUS besoin d’amour.

via GIPHY

«Il me cherche!»

La parentalité positive accorde une grande place aux besoins et à l’empathie. Même lorsque ton enfant te regarde dans le blanc des yeux en versant son verre de lait par terre, questionne-toi sur le besoin derrière ce comportement. Le parent bienveillant évite donc d’attribuer des intentions à son enfant. Il discute avec lui pour déterminer ce dont il a réellement besoin. (Et il lui fait nettoyer son verre de lait en guise de geste de réparation! 😉)

«Dans mon temps… pis chu pas mort.»

La cerise sur le sundae! Je gardais ma réplique préférée pour la fin! Tu sais, l’éducation évolue à grands coups de recherches scientifiques. Les recommandations qui sont proposées découlent d’un travail rigoureux et encadré par des lois.

Imagine, dans l’Antiquité, quand une personne ne se sentait pas bien, les médecins pouvaient lui prescrire la saignée : se faire prélever du sang pour aller mieux.

C’était nécessaire que la médecine évolue, hen?

L’éducation aussi évolue. Tu comprends donc que même si tu as eu des fessés quand tu étais jeune et que « tu n’en es pas mort », cette pratique est à éliminer (au plus vite).

Ok, mais qu’est-ce que je devrais dire, à la place?

Là, cher parent qui déborde de bienveillance, si tu es rendu ici, c’est parce que tu aimerais probablement des alternatives pour remplacer ces phrases qui font saigner des yeux. En voici quelques-unes en rafale :

  • Je vois que [décrire les manifestations de l’émotion]. Tu te sens [insérer l’émotion]. C’est pas facile de [faire référence à la situation]. Ex. « Je vois que tu as les sourcils froncés et les poings serrés. Tu te sens en colère. C’est pas facile de partager ton jouet préféré… »
  • Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider?
  • De quoi as-tu besoin?
  • Veux-tu un câlin?
  • Toute autre phrase qui valide l’émotion, entretient le lien d’attachement et fait preuve d’empathie. Vas-y, Super-Parent-Bienveillant!

N’oublie pas que dans la parentalité positive, le lien d’attachement que tu crées avec ton enfant est primordial. Pour y arriver, rien de mieux que de passer du temps de qualité avec lui!

On a regroupé 100 récompenses à moins de 5$ dans ce guide pour donner des idées aux parents. Il y a entre autres: Se faire des beaux maquillages, décorer des cupcakes, et 98 autres bonnes idées!

*SPM : syndrome prémenstruel

Sources / Pour aller plus loin

Miller, M. (2019). Découvrir la parentalité positive. Éditions Trécarré.

Bourque, S. (2020). Les grandes émotions des tout-petits. Éditions Midi Trente.

Bilodeau, M. (2019). Soyez l’expert de votre bébé. Éditions Midi Trente.

Ben Amor, L., Morin, D., L’abbé, Y., Labbé, E. & Ouellet-Plamondon, C. (2019). Comportements difficiles… Que faire ? Éditions du CHU Sainte-Justine.

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Claudia Turmel
Conseillère pédagogique
Véritable amoureuse des mots et de la pédagogie (et des post-its, aussi !), je déborde d’idées pour soutenir le quotidien des enfants de manière adaptée et ludique. Anciennement enseignante, je porte maintenant le chapeau de conseillère pédagogique chez Minimo. Toujours prête à aider mon prochain (et à sortir une blague !), je carbure aux défis (et au café !).